L'Insee vient de dévoiler les nouveaux chiffres de population légale, basés sur le recensement effectué en 2007. Depuis 2004, un nouveau procédé d’enquêtes annuelles mais partielles remplace le comptage traditionnel organisé auparavant tous les huit ou neuf ans. Et résultat, les régions littorales, de la Bretagne à la Corse , enregistrent les plus gros gains de population. Le dynamisme démographique de notre région résulte principalement de l'apport migratoire. Pour autant, la Haute et la Basse-Bretagne , comme l’armor et l’argoat, ne se développent pas au même rythme. Avec 1 246 798 habitants, la Loire-Atlantique demeure le plus peuplé des départements bretons. Rien qu'en un an, il a gagné 12 700 habitants (+1 %). Désormais au douzième rang français, le cinquième département breton affiche une progression de 10,3 % par rapport aux chiffres du recensement de 1999. Sur cette période, l'Ille-et-Vilaine a connu une évolution similaire (+10,18 %) au point de d'approcher le million d'habitants (955 846). L’attactivité de l’aire urbaine Rennes qui comprend la ville-centre et les 140 communes autour jusqu’à 40 km ne se dément pas. À eux deux, l’Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique représentent la moitié de la population bretonne.

Le déséquilibre s’accroît

« Après les Côtes d’Armor, département qui a perdu la moitié ses habitants en un siècle, c’est autour du Finistère de s’essouffler », s’inquiète  Christian Troadec, maire de Carhaix et tête de liste de « Nous te ferons Bretagne », qui pointe « la fracture territoriale ». 885 906 habitants dans le 29, 702 487 dans le 56 et 576 049 dans le 22. Les Côtes d’Armor restent le département le moins peuplé de la péninsule armoricaine en dépit d’une hausse de 6,21 % entre 1999 et 2007. « C'est l'arrivée de nouveaux habitants qui génère la croissance de la population, les naissances étant déficitaires sur les décès », analysait l’Insee en septembre. Le voisin finistérien (+33 488 habitants entre 1999 et 2007) doit se préoccuper de l'équilibre de ses territoires, entre des pôles dynamiques autour de Brest et Quimper jusqu'au littoral et une zone centre-est plus en souffrance. La forte croissance des communes des bords de mer est visible dans le Morbihan qui attire des actifs qualifiés et des retraités. Depuis 1999, ce département a gagné 58 614 habitants, soit une progression de 9,10 %. À l’échelle bretonne, les prix de l'immobilier expliquent largement la forte croissance des communes des deuxième et troisième couronnes autour des grandes villes, dans les environs de Rennes, mais aussi à Brest. Enfin, sept villes dépassent la barre de 50 000 habitants : Nantes, Rennes, Brest, Quimper, Lorient, Vannes et Saint-Malo. Avec 283 025 habitants (+13 000 entre 1999 et 2007), la cité des Ducs de Bretagne est désormais la sixième ville française.